DPE D, E ou F : Que faire ?

intérêt d'un bon et mauvais DPE

Le DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, fait partie des diagnostics immobiliers à faire réaliser dans le cadre de la vente ou de la location d’un bien, et ce dès la publication de la petite annonce le proposant sur le marché. Comme tous les diagnostics immobiliers obligatoires, le DPE a un intérêt pratique : il permet d’évaluer la performance énergétique du logement, notamment sa consommation en énergie et son taux d’émission de gaz à effet de serre.

DPE : comment est attribuée la classe énergie ?

Lors de la réalisation du Diagnostic de Performance Énergétique, une classe énergie allant de A à G est attribuée au logement. Cette information permet notamment au futur locataire ou propriétaire d’estimer les frais liés aux dépenses énergétiques.

Mais quel est un bon DPE ? Quels sont les critères pour savoir si son DPE est bien ou pas, et qu’est-ce qu’une « bonne classe énergie » ?

Pour bien comprendre tous les aspects du DPE, il est intéressant de noter que selon le type de logement, l’orientation et l’emplacement géographique de celui-ci, la performance énergétique ne sera pas la même. En effet, la situation est quelque peu différente dans le sud de la France, où la performance énergétique des logements est souvent meilleure que dans le nord. De même, les appartements ont généralement de meilleures propriétés thermiques que les maisons. La classe énergétique attribuée au logement lors de la réalisation du Diagnostic de Performance Énergétique n’aura alors pas la même signification selon qu’il s’agit d’un pavillon individuel ou d’un appartement situé en copropriété.

On estime qu’un logement dont la classe énergie est comprise entre A et C est un logement économe avec un bon DPE (jusqu’à 150 Kwh/m²/an et 20 KgeqCO2/m²/an), et un logement dont la classe énergie est comprise entre D et F (au-delà de 151 Kwh/m²/an et 20 KgeqCO2/m²/an) est un logement énergivore avec un DPE médiocre ou mauvais.

Quel est l’intérêt d’un bon DPE ?

En tant que propriétaire, une bonne classe énergie est un avantage indéniable pour vendre sa maison ou son appartement. En effet, une bonne performance énergétique, signe de logement économe et écologique, aura un impact positif sur le prix de cession du bien : celui-ci peut être augmenté de 5 à 10 % du prix de la vente.

À l’inverse, un logement gourmand en énergie verra son prix de vente affecté : on estime la décote à 5 à 10 % du prix de la vente pour les biens classés de E à G. Dans le cas d’un mauvais DPE, le propriétaire vendeur ou bailleur aura alors tout intérêt à entreprendre des travaux d’optimisation énergétique et thermique, d’autant plus que des aides et des primes sont prévues pour encourager cette démarche.

Dès lors, la question se pose : est-ce toujours si problématique d’avoir un mauvais DPE ?

Mauvais DPE : que faire ?

On estime qu’un logement ayant une classe énergie comprise entre E et F est un logement énergivore, soumis à des variations thermiques importantes. Dès lors, il est recommandé d’envisager de procéder à des travaux visant à améliorer les propriétés du logement : isolation des combles, des planchers, de la toiture, remplacement de la chaudière, des fenêtres et autres aménagements auront en effet un impact sur la classe énergie. Basculer sur un autre classe énergie, passer de E à D par exemple, peut constituer une opération intéressante : effectivement, un changement de classe énergétique permettra non seulement de vendre ou de louer le bien à un meilleur prix, mais également de participer à la lutte contre le changement climatique.

En tant que propriétaire, il peut être judicieux de solliciter une aide pour financer ses travaux de rénovation thermique : le coût des travaux s’en verra diminué, tandis que le prix du bien, lui, sera réévalué à la hausse. La différence entre le coût des travaux entrepris et la plus-value potentielle est un calcul à ne pas négliger : c’est un paramètre essentiel à prendre en compte lors de la prise de décision.

Est-ce bien nécessaire de choisir un logement avec un « bon DPE » ?

En France, la plupart des bâtiments construits dans les années 1980 et 1990 se trouvent dans la classe énergie D ou E. Pour autant, en tant que futur acquéreur, il n’est pas toujours déconseillé de s’intéresser à un logement classé D ou E, voire F. En effet, un bien fraîchement rénové (et auquel une excellente classe aura été attribuée) se vendra au prix fort, tandis qu’un logement plus énergivore verra son prix de vente revu à la baisse.

En tant que futur propriétaire il peut donc être judicieux de choisir un bien avec un DPE médiocre et d’entreprendre les travaux de rénovation soi-même. De plus, il sera peut-être possible de négocier une baisse du prix d’achat et de bénéficier d’une aide prévue par le gouvernement pour les travaux d’optimisation énergétique. Choisir un logement avec un « mauvais DPE » peut donc être un moyen d’investir à moindre frais. À la revente, la plus-value sera également intéressante puisque, après rénovation, le logement se verra attribuer une meilleure classe énergétique.

En conclusion, le Diagnostic de Performance Énergétique est un excellent indicateur qui permettra aussi bien au propriétaire qu’au futur occupant de se faire une idée du prix de vente ou de location, ainsi que du coût énergétique à l’habitation. Acquisition d’un bien économe ou énergivore, location, travaux d’optimisation énergétique : chacun peut alors faire son choix en toute connaissance de cause selon sa situation et son budget.

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